MÉDECINE NATURELLE

PREMIÈRES CERISES

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En Lorraine, dans un petit verger du pays haut, sont arrivées les toutes premières cerises de la saison. Cet endroit privilégié, seulement connu des étourneaux, pies, moineaux, mésanges, merles, geais et autres corbeaux, se nomme “Le Pré Le Loup”. C’est un havre de gourmandise entre juin et septembre. Cerises précoces puis bigarreaux, burlats, griottes, fraises et framboises, groseilles rouges et blanches, mures et cassis, prunes de moisson, mirabelles, reines claudes, quetsches, noix et noisettes s’y succèdent chaque année avec plus ou moins de régularité. La nature n’est jamais totalement prévisible, mais elle demeure étonnamment généreuse en dépit des tortures que l’humanité lui fait subir. En cette fin de printemps et en attendant le début de l’été, que soient louées ces premières cerises et l’enchantement qu’elles libèrent sur la langue et sous le palais. Ainsi que les souvenirs d’enfance qu’elles convoquent parfois à l’improviste…
Comme dans cette nouvelle intitulée « Le verger du cousin Maurice » et sous-titrée “Le Temps des Cherries” (cliquer sur le lien ci-dessous pour y accéder) :
https://www.brigitteboreale.com/2019/06/27/le-temps-des-cherries
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OU JEUX D’ENFANTS ?
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Est-ce vraiment sérieux ? À l’heure où l’on fustige la pédophilie sous quelle que forme que ce soit, à l’heure où l’on pourchasse les prédateurs sexuels ayant abusé de mineurs afin de les traduire en justice sans ménagement, à l’heure où les autorités se targuent de combattre ces pulsions coupables le plus tôt possible et promettent d’attaquer le mal à la racine, certains concepteurs de jeux pour enfants continuent de prendre de bien étranges initiatives et se lancent dans la fabrication de créations non moins équivoques…
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Is this really serious? At a time when pedophilia in any form is being roundly condemned, at a time when sexual predators who have abused minors are being hunted down and brought to justice without mercy, at a time when authorities pride themselves on combating these criminal impulses as early as possible and promise to tackle the problem at its root, certain designers of children’s games continue to take some very strange initiatives and set about creating products that are no less ambiguous…
MONOMOTO
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Lorsque les beaux jours reviennent, les deux roues se risquent à nouveau à découvert et font scintiller de nouvelles perspectives. Avec eux, on sent remonter en nous l’envie de découvrir de nouvelles sensations. Le modèle d’exception exposé ci-dessus, à la ligne très pure et aux reflets argentés, n’a véritablement qu’un seul défaut, aussi évident qu’incompréhensible : son individualisme outrancier. Comment diable un concepteur a-t-il pu imaginer une telle merveille en la condamnant à la solitude forcée ? Ne pas avoir doté ce petit bijou d’un siège deux places a éliminé d’emblée toute opportunité de partager, en tout bien tout honneur, le plaisir d’évasions extraordinaires. Cette omission volontaire, relevant probablement d’une intention malveillante et sadique, est proprement scandaleuse !
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When the warm weather returns, two-wheelers venture out into the open once more, sparking new possibilities. With them, we feel the desire to discover new sensations welling up inside us. The exceptional model shown above, with its clean lines and silvery sheen, has really only one flaw—as obvious as it is baffling: its outrageous individualism. How on earth could a designer have conceived such a marvel only to condemn it to forced solitude? Failing to equip this little gem with a two-seater seat has immediately eliminated any opportunity to share, in all propriety, the pleasure of extraordinary escapes. This deliberate omission, likely stemming from a malicious and sadistic intent, is nothing short of scandalous!
FURET À MESURE

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À première vue, avec ce cliché, l’on pourrait croire que le photographe a capturé une hermine, gentil représentant de la grande famille des mustélidés. Cette dernière regroupe des mammifères caniformes et carnivores d’une taille variable (allant de 20 cm à 2 m). Elle comprend 55 espèces réparties en une vingtaine de genres. Parmi ces prédateurs de tout poil, on distingue les loutres, les blaireaux, les gloutons, les martres, les zibelines, les grisons, les fouines, les putois, les ratels, les zorilles, les hermines, les belettes, les visons et les furets… Et, hermine de rien, l’individu présenté ci-dessus est un spécimen des plus rares, que l’on évoque plus souvent qu’on ne le pense. En effet, qui, à un moment ou à un autre de sa vie, ponctuellement ou progressivement, n’a pas fait référence au furet à mesure ?
CAR OPTIONS
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Mon meilleur ami est bien décidé à entamer une nouvelle vie sans se soucier du qu’en dira-t-on. Il prétend renoncer à ses anciennes préférences citadines. En revanche, il doute encore quant à la conduite à adopter au quotidien. Il hésite entre une sportive finition cuir et une berline version vintage. Sincèrement, il est bien difficile, voire illusoire, de se risquer à le conseiller.
My best friend is determined to start a new life without worrying about what others might say. He claims to be giving up his old city-dweller habits. However, he’s still unsure about what kind of car to drive on a daily basis. He’s torn between a sporty model with leather upholstery and a vintage-style sedan. Honestly, it’s really hard—if not downright impossible—to give him advice.
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DARK SIDE OF ARTÉMIS
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La Mission Artemis II a récemment propulsé son équipage de l’autre côté du satellite de la terre, autrement dit : la face cachée de la lune. Cette cachoterie pourrait-elle en cacher une autre ? Le 6 avril 2026, effectuant un survol lunaire de six heures, la capsule Orion a été flashée à une distance d’environ 406 000 kilomètres de la Terre, soit un nouveau record, détrônant celui établi en 1970 par Apollo 13 (distance de 400 171 kilomètres). La Nasa a beaucoup insisté sur ce nouvel exploit, tout en occultant un petit détail à propos d’une autre performance de taille. Ce même 6 avril 2026, durant quarante minutes, l’équipage d’Artémis II a perdu tout contact avec la Terre lors de ce passage derrière la lune. Ce fut l’une des coupures de communication les plus longues de toute l’histoire des vols spatiaux habités. En l’absence de tout enregistrement audiovisuel, personne ne peut aujourd’hui se targuer de savoir ce qui s’est réellement passé alors…
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The Artemis II mission recently sent its crew to the far side of the Earth’s moon—in other words, the moon’s dark side. Could this secrecy be hiding something else? On April 6, 2026, during a six-hour lunar flyby, the Orion capsule was spotted at a distance of approximately 406,000 kilometers from Earth—a new record, surpassing the one set in 1970 by Apollo 13 (distance of 400,171 kilometers). NASA has placed great emphasis on this new feat, while glossing over a small detail regarding another significant achievement. On that same April 6, 2026, for forty minutes, the Artemis II crew lost all contact with Earth during this flyby behind the Moon. It was one of the longest communication blackouts in the entire history of human spaceflight. In the absence of any audiovisual recordings, no one can claim today to know what actually happened at that time…
LIKE A BRIDGE…
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Après ce long week-end pascal, solidement arrimé au lundi de Pâques, les bus scolaires ont repris du service et sont apparus comme autant de passerelles assurant la transition entre les vacances et les études. Parfois, ce genre de pont peut prendre des allures d’étrange liaison entre raison et passion, entre émotion et dépression, entre jubilation et affliction. De quoi goûter une certaine nostalgie collégienne, et convoquer le souvenir d’un célèbre poème, signé Guillaume Apollinaire :
Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.